Migrants : penser global, agir local

En se globalisant, notre planète s’est rétrécie et les conséquences des politiques impérialistes, capitalistes, extractivistes se font immédiatement sentir, même en Touraine.

Les avions de l’école de chasse qui survolent notre agglomération, engendrant une pollution sonore, forment les pilotes de pays en guerre auxquels la France a vendu des avions. Les pilotes de l’armée de l’air irakienne de Saddam Hussein, avaient été formés sur la base aérienne de Parçay-Meslay.

La France a colonisé une grande partie de l’Afrique, a pillé les matières premières et pour continuer à le faire, intervient militairement, maintient au pouvoir des dictateurs qui s’accaparent les richesses, réduisent leur population à la misère.

Cet été, partout dans le monde, le réchauffement climatique a provoqué des typhons, des inondations et une canicule rendant la vie urbaine insupportable et pas seulement à nos anciens. Mais rien n’est fait pour mettre un coup d’arrêt à l’extraction des énergies fossiles et la production de gaz à effet de serre.

Les populations pour survivre fuient la guerre, la misère et le dérèglement climatique. Et les conséquences sont visibles même dans notre agglomération. A Tours, en avril, un squat à ouvert pour mettre à l’abri une soixantaine de réfugiés (avec une majorité d’enfants) que le 115 laissait à la rue. En août, à St Pierre-des-Corps, près de soixante jeunes mineurs étrangers non accompagnés, rejetés par les services du Conseil départemental ont installé un campement sur un terrain paroissial.

Cessons de nous lamenter sur les conséquences, agissons sur les causes. Exigeons le retrait de l’armée française d’Afrique, l’arrêt des ventes d’armes, le développement des énergies renouvelables…

Exigeons l’ouverture des frontières, la liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous. Pourquoi les capitaux et les citoyen.ne.s du Nord pourraient-ils circuler et s’établir où bon leur semble, tandis que les exploité.e.s et les opprimé.e.s du Sud devraient rester enfermé.e.s dans des frontières ?

L’ouverture des frontières doit aller de pair avec une politique d’accueil, la suppression des centres de rétention, des routes sûres pour les migrant.e.s, l’application par la France de la Convention de Genève sur les réfugiés et de la Déclaration européenne des droits humains, la régularisation de tous les sans papiers. Battons nous pour que la catastrophe planétaire causée par le capitalisme débouche sur une issue humaine solidaire, collective, écosocialiste et pas sur la barbarie.

Et dès maintenant en Touraine, prenons notre part, en accueillant le tout petit, petit nombre de réfugiés qui arrivent jusqu‘à nous.