Marche pour la Justice et la Vérité « contre le racisme, les violences policières, la hogra, la chasse aux migrant-e-s »

>>> MOBILISATION :

Nous appelons à manifester le 19 mars pour la Justice et la Dignité parce que :

>> La revendication légitime de Vérité et de Justice portée par ces familles victimes de violences policières doit être soutenue.

>> La banalisation des discours, des actes racistes et leur caractère structurel sont inacceptables.

>>    Les droits démocratiques doivent être défendus face à l’Etat d’urgence et des mesures liberticides qui touchent particulièrement celles et ceux qui subissent le racisme.

>> L’accueil des migrant-e-s dans des conditions dignes et la régularisation de tous les sans papiers doivent être opposés à l’Europe forteresse.

Théo et Adama nous rappellent pourquoi Zyed et Bouna couraient…

A Tours :

 

 

 

 

 

A Paris :

Jeudi 9 Mars à 18h,
Rassemblement place de la Liberté

« Contre le racisme, les violences policières, la Hogra, la chasse aux migrant-e-s »
en solidarité avec Adama Traoré, Théo et toutes les victimes de violences policières.
Vendredi 17 mars à 20h,
Réunion publique
Foyer des cheminots, 11 rue Blaise Pascal à Tours. En face la gare Côté Tram. Arrêt Tram « Gare de Tours ».
Dimanche 19 mars à 14h,
Paris/Nation

Marche pour la Justice et la Vérité « contre le racisme, les violences policières, la hogra, la chasse aux migrant-e-s »
Départ collectif organisé depuis ToursInscription et Renseignements : 06.75.47.19.10
solidaires37@orange.fr

Toutes et tous dans le même bateau !

La situation des personnes exilées sur notre territoire ne s’améliore pas, que ce soit pour les demandeurs et demandeuses d’asiles, les dubliné-es, les débouté-es et tous les autres…. L’Etat ne respecte pas ses engagements et les pouvoirs publics fuient leurs responsabilités.

En Touraine, tout s’accélère depuis le début de l’hiver :

  • Depuis la liquidation de l’association Accueil Albert Thomas le 22 décembre, le foyer est en situation d’autogestion, la solidarité palliant les manquements des autorités. Les résidents sont pourtant contraints de continuer à payer 120 € de frais d’hébergement chaque mois ! Le 8 février, la Croix-Rouge Française a été choisie par la DDCS 37 (Direction départementale de la Cohésion Sociale) comme repreneur du foyer. Même si celle-ci refuse de communiquer son projet écrit, elle a néanmoins fait l’annonce de la dégradation des conditions d’accueil et d’accompagnement (non reprise des résidents, fermeture la journée entre 8h et 18h, obligation journalière de rappeler le 115, diminution des effectifs et non reprise des salariés compétents et expérimentés dans l’accompagnement.

 

  • Malgré la promesse qui leur avait été faite par le ministre de l’intérieur lors du démantèlement du camp de migrant-es à Calais, les résidents des CAO de Saint Pierre des Corps et de Grandmont reçoivent chaque jour de la part de la Préfecture d’Indre et Loire des procédures dites « Dublin), destinées à les expulser du territoire français. Cette situation est semblable à celle du CAO de Chinon, dont les résidents, à 80% dublinés, ont finalement été discrètement éparpillés suite à sa fermeture en février. La fermeture des CAO de Saint Pierre des Corps et de Grandmont sont annoncées d’ici la fin du mois de juin.

 

  • Un mois après Albert Thomas, c’est le café associatif La Barque qui se retrouve en situation de redressement judiciaire. Ce lieu de mixité et de lien social est important pour l’accueil de jour des sans domiciles fixes, des plus précaires mais aussi des habitant-es du quartier. Ces habitué-es et les salarié-es se retrouvent donc à assumer la mauvaise gestion des administrateurs, qu’ils et elles ont pourtant régulièrement dénoncée.

Face à cette situation, les comités de soutien et les résidents
des différentes structures concernées appellent
à un rassemblement le

jeudi 2 mars
à 17h30 place Jean Jaurès
afin de défendre collectivement les droits des personnes.

Nous revendiquons :

  • Le refus des reconduites des personnes ayant reçu une notification de transfert et l’abrogation des accords de Dublin,
  • La régularisation de toutes et tous,
  • Le droit au logement pour toutes et tous,
  • Le maintien de lieux en centre ville valorisant une société plurielle.

Les comités de soutien et les résidents des 3 structures concernées.

Respect du droit d’asile !

no_borderDepuis maintenant 4 mois notre commune (Saint Pierre des Corps) accueille une cinquantaine de réfugiés soudanais arrivant de Calais au Centre d’Accueil et d’Orientation (CAO), dans l’ancien foyer SNCF avenue Stalingrad.
La moitié des résidents des trois CAO du département n’a pas eu le droit de déposer une demande d’asile en France. La préfecture leur envoie des notifications de transfert vers l’Italie, c’est-à-dire se prépare à les expulser appliquant avec zèle les accords de Dublin qui stipulent qu’un réfugié entré en Europe par un autre pays de l’espace Schengen doit faire sa demande dans ce pays.

Or pour faciliter le démantèlement de la « jungle » de Calais, M.Cazeneuve, alors ministre de l’intérieur, avait promis aux migrants qu’ils pourraient déposer une demande d’asile en France s’ils acceptaient d’être répartis dans tout le pays : la procédure « Dublin » ne serait pas appliquée.
Cette promesse a été réitérée par son successeur M.Le Roux dans un CAO à Cancale . Et le président de la République a pris le même engagement au CAO de Grandmont en novembre.

Lors du repas partagé franco-soudanais du 4 février dans la salle Joliot Curie réunissant plus de 200 personnes, une pétition exigeant le respect du droit d’asile a circulé : elle a recueilli 3000 signatures et a été déposée à la préfecture le 9 février lors d’un rassemblement de 150 personnes.
Il est absolument scandaleux qu’une promesse faite plusieurs fois ne soit pas respectée ! Face à ce mensonge d’État, amplifions nos mobilisations solidaires afin d’imposer l’application de la convention internationale de Genève de 1951 qui stipule que les réfugiés peuvent déposer leur demande d’asile dans le pays de leur choix.

Tribune, du groupe 100% à Gauche publiée, en MARS 2017, dans « La Clarté », journal municipal de Saint-Pierre des Corps.

Le racisme d’Etat, ça suffit ! Rossignol, démission !

Paris, le 31 octobre 2015. Marche de la dignité et contre le racisme.

Cela ne fait plus mystère pour personne : le gouvernement est en très mauvaise posture. Le mouvement de la jeunesse et des travailleurs/ses contre la loi El Khomri permet à des centaines de milliers de personnes d’exprimer une colère accumulée depuis 2012, contre un pouvoir politique qui ne cherche même plus à dissimuler qu’il est intégralement au service du grand patronat. Ce faisant, la mobilisation a accentué les divisions au sein du Parti socialiste et dissipé en bonne partie les illusions du « dialogue social ».

La vidéo d’un policier frappant d’un violent coup de poing en plein visage un lycéen, maintenu par d’autres policiers, n’a fait que rendre visible pour des millions de personnes ce que connaissent les lycéen-ne-s mobilisé-e-s depuis plus d’un mois et ce que savent d’expérience les habitant-e-s des quartiers populaires : la police a pour fonction primordiale de réprimer tou-te-s ceux et celles qui se révoltent et, dans l’accomplissement de cette fonction, elle agit de la manière la plus violente et arbitraire, en particulier contre les jeunes issus de l’immigration postcoloniale.

Mais la réponse du gouvernement à ce vent de fronde, ce n’est pas seulement la répression policière et sa dimension raciste. Un autre aspect du racisme d’Etat s’est manifesté dans les propos tenus lors des deux dernières semaines par le Premier ministre Manuel Valls et la Ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes, Laurence Rossignol. Dans les deux cas, il s’agissait de stigmatiser une fois encore les musulman-e-s, en les présentant comme une menace pour ce qu’ils nomment la « République » et le « vivre-ensemble ».

La chanson est malheureusement trop connue depuis une quinzaine d’années : pour détourner l’attention de sa politique antisociale, le gouvernement prend appui sur les discriminations systématiques qui traversent la société et agite le foulard islamique, en en faisant le signe incontestable d’un danger « islamiste » voire « terroriste ». Mais Laurence Rossignol est allée plus loin dans l’obscénité raciste, en comparant les femmes voilées à « des nègres américains qui étaient pour l’esclavage ». Elle réussit ainsi le tour de force de joindre l’islamophobie à la négrophobie.

L’usage du mot « nègre » est évidemment inacceptable, et il révèle s’il le fallait l’emprise persistante de l’inconscient colonial et raciste dans la classe dirigeante française. Mais affirmer que des esclaves étaient favorables à l’oppression qu’ils subissaient, c’est nier la responsabilité des puissances occidentales, en particulier la France, dans ce crime contre l’humanité qu’ont constitué l’esclavage et la traite des Noirs, mais c’est aussi occulter la multitude des résistances et des révoltes de la part des esclaves. A l’occasion de ce genre de déclaration, comment ne pas voir qu’un gouvernement qui lutte contre les libertés des femmes voilées sous prétexte de les libérer, se fait l’héritier de ceux qui ont entretenu l’esclavage et la colonisation ?

Le NPA condamne ces propos, appelle à la démission de Laurence Rossignol et soutient les associations antiracistes qui ont porté plainte pour « injure publique à caractère racial ». Ses propos, ainsi que ceux de Manuel Valls, ne sont pas seulement consternants. Ils mettent en pleine lumière l’agenda du gouvernement, exprimé clairement par Manuel Valls : « Bien sûr, il y a l’économie et le chômage, mais l’essentiel, c’est la bataille culturelle et identitaire ». Face à cette politique qui vise à unir ceux qui devraient être divisés et à diviser ceux qui devraient être unis, nous mettrons toutes nos forces pour amplifier la mobilisation contre la loi Valls/El Khomri et pour la lier au combat contre le racisme d’Etat, plus que jamais nécessaire. Ce lien ne se fera pas tout seul : il n’est possible que par l’auto-organisation de celles et ceux qui subissent le racisme, et son respect par l’ensemble du mouvement.

Montreuil, le 11 avril 2016

Ensemble contre tous les racismes et le fascisme, l’égalité ou rien !

Samedi 21 mars : des manifestations dans 20 villes en France contre le racisme
Manifestation à Tours à 15h au départ de la place Jean-Jaurès.

Image Tract Local - Couleurs - Au 18 marsCe samedi 21 mars des manifestations auront lieu dans une vingtaine de villes de France* comme dans les principales villes d’Europe à l’occasion de la journée mondiale contre le racisme.

Aux côtés de l’UNSP (Union Nationale des Sans-Papiers) 125 organisations, comités de quartier contre le racisme, le fascisme ou les violences policières, associations locales ou nationales, syndicats et partis, appellent à manifester « Ensemble contre tous les racismes et contre le fascisme , L’égalité ou rien ». Continuer la lecture

Notre position sur les élections départementales

elections-departementales-2015_catcherAlors que le gouvernement Hollande Valls applique consciencieusement ses politiques d’austérité, alors que le Front National se prépare à ramasser la mise dans ces élections, il est important de montrer que d’autres politiques sont possibles.

C’est pour toutes ces raisons que le NPA d’Indre-et-Loire a participé aux réunions unitaires à la gauche du parti socialiste pour faire émerger un véritable alternative de gauche. Pour nous une telle alternative doit défendre un programme d’opposition à l’austérité avec une série de mesures qui imposent une autre répartition des richesses. Un tel programme nécessite une rupture avec le PS qui mène, dans les collectivités, des politiques d’accompagnement de celles du gouvernement. Continuer la lecture

Contre l’union sacrée, pour une union antiraciste et populaire

Appel unitaire co-signé par le NPA : « Contre l’union sacrée, pour une union antiraciste et populaire« .

L'Anticapitaliste Hebdo n° 276 à télécharger en PDFLes attaques contre Charlie-Hebdo et un Hyper Cacher ont soulevé une immense émotion que nous partageons. Mais elles ont été aussi le prétexte à une nouvelle offensive « sécuritaire » contre les populations des quartiers populaires, contre tous ceux qui refusent l’ordre dominant. Elles sont aussi l’occasion de restreindre les libertés, de justifier des opérations militaires à l’étranger.

Cette offensive menée au nom d’une mythique « unité nationale » est une machine à diviser ceux qui devraient être unis et à unir ceux qui devraient être divisés. Réunir en seul camp les classes dominantes de France et les Français qu’elles exploitent pour les opposer aux populations issues de l’immigration, à celles qui se disent ou sont dites “musulmanes”, aux quartiers populaires : tel est l’objectif de l’unité nationale que l’on tente de nous imposer en instrumentalisant l’émotion.

Cette offensive nécessite une riposte unie de tous ceux qui sont non seulement attachés à la liberté d’expression mais refusent aussi l’ordre injuste, notamment le racisme d’État (anti Musulmans, Noirs et Rroms), l’antisémitisme, les intolérables inégalités sociales et les guerres. Continuer la lecture

Film & Débat CNP « Rénovation des quartiers populaires, pour qui, pour quoi ? »

Affiche soirée CNP Rénovation Urbaine 16-10-14Jeudi 16 octobre à 20h00,  le CNP, le N.P.A. et « D’ailleurs nous sommes d’ici » proposent la soirée film & débat aux Studio cinémas, 2 rue des Ursulines à Tours : « Rénovation des quartiers populaires, pour qui, pour quoi ?»

La ville n’est plus un bien commun. Cet espace urbain est confisqué dans un cadre institutionnel où on fait semblant de prendre en compte l’avis des citoyen-ne-s, masquant une spéculation qui ne dit pas son nom.

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