SOUTENIR LES RÉSIDENTS ET LES SALARIES DU FOYER ALBERT THOMAS

1701_logo_albert_thomas

Le 22 décembre dernier, le Tribunal de Grande Instance de Tours a décidé la liquidation judiciaire de «l’association Albert Thomas », gestionnaire du foyer d’urgence Albert Thomas (accueillant 36 résidents) et bailleur d’appartements représentant 21 places d’hébergement d’urgence. Cette liquidation peut entraîner de facto l’expulsion des 36 résidents actuels du Foyer.

Une solution d’accueil temporaire et inadaptée a été proposée par “les autorités” avec la mise à leur disposition par la Ville de Tours d’un gymnase. Cette proposition est indigne et ne constitue en aucun cas une réponse pertinente alors que les locaux même du foyer, qui appartiennent à la Ville de Tours, sont conçus et
équipés pour accueillir des personnes dans un hébergement stable et durable. Alors qu’au contraire, dans un gymnase, les accueillis doivent quitter celui-ci entre 9h et 18h, ce qui est inconcevable dans les conditions climatiques actuelles et alors que la santé de certains nécessite la permanence
de leurs soins.

Nous, “comité de soutien citoyen aux résidents du foyer Albert Thomas”, réclamons l’application immédiate de la loi DALO, qui reconnaît à la personne bénéficiant d’un hébergement d’urgence un « droit au maintien dans les lieux », selon le principe dit de continuité. Le non-respect de ce droit engagerait la responsabilité du représentant de l’État dans notre département, en la personne du Préfet d’Indre et Loire. Ce droit a pour effet que la personne accueillie peut rester dans la structure où
elle est hébergée jusqu’à ce qu’une solution adaptée à ses besoins la conduise vers une structure d’hébergement stable ou un établissement de soins, ou, mieux encore, vers un logement.

Nous demandons donc à la Mairie de Tours, propriétaire des lieux, d’autoriser les 36 résidents actuels à se maintenir dans les locaux constituant le Foyer Albert Thomas jusqu’à ce qu’une éventuelle solution alternative adaptée, durable et digne, leur soit dès que possible proposée.

Nous demandons également au Préfet que la DDCS 37 garantisse la pérennité des 36 places d’hébergement d’urgence disponibles sur le département :

  • en lançant dès maintenant un appel d’offre à d’autres associations gestionnaires pour la reprise de l’activité du Foyer,

  • lesquelles veilleront au respect de la décence de l’accueil,

  • se verront attribuer par les pouvoirs publics des moyens de fonctionnement suffisants

  • en veillant à ce que les libertés individuelles des résidents soient respectées

  • laquelle association devrait également s’attacher à la reprise des contrats de travail de l’équipe
    professionnelle en place actuellement, compétente et expérimentée.

Le principe de continuité a été acté pour les appartements extérieurs gérés jusqu’à sa liquidation par l’association Albert Thomas. Nous demandons qu’il en soit de même pour le foyer lui-même.

Par ailleurs, au regard de la situation dramatique de l’hébergement d’urgence dans le Département d’Indre et Loire, nous demandons que les 36 places d’hébergement déployées en urgence au gymnase de la Ville soient maintenues au profit d’autres personnes sollicitant le 115, lequel ne peut actuellement répondre à la demande faute de places d’hébergement d’urgence en nombre suffisant.

Quelques échéances importantes :

-mercredi 18/01 à 16h30 : soutien aux salariés

-vendredi 20/01 après midi « atelier banderoles et slogans »

-samedi 21/01 à 15h : manifestation au départ de Jean Jaurès

Le  » Comité citoyen de soutien aux résidents du Foyer Albert Thomas  »

soutienfoyeralbertthomas@gmail.com (téléphone : 06 75 47 19 10) auquel s’associent les organisations SUD Santé-Sociaux, SOLIDAIRES 37, JC 37, UEC 37, NPA 37, SDAS-FO 37, PCF 37, CGT 37, « Les Verts » 37, FSU37, LGBT 37, Le Ptit Kawa de Tours, Les Amis de Demain Le Grand Soir, ATTAC 37, PCOF 37, Alternative Libertaire 37, Resf37, « Touraine je t’aime », Chrétiens-Migrants, POID37, les » Insoumis Val de Brenne « , les salariés de « La Barque », CATDP.

 

49-3 pour la Loi Travail : Censurons ce gouvernement et sa politique

Paris, le 9 avril 2016. Manifestation contre la loi travail.

Le gouvernement vient de décider de passer en force, d’utiliser la méthode du coup d’Etat en recourant à l’article 49-3 de la Constitution pour faire adopter la loi travail sans vote.

L’épreuve de force est désormais plus que jamais engagée !

La loi travail n’est ni amendable ni négociable, le gouvernement n’a aucune légitimité pour l’imposer à une population qui la rejette massivement.

Faute d’avoir convaincu ses propres parlementaires,  il se livre au chantage : soit la loi travail, soit la censure du gouvernement. Ce gouvernement n’est plus légitime ni pour la population ni chez les travailleurs ni à gauche . Sans aucune hésitation : dégageons-le et pour cela amplifions les mobilisations.
Le gouvernement refusait de « céder à la rue ». C’est à la rue, à la mobilisation de dire à ceux qui veulent imposer la destruction du Code du travail qu’ils ne nous représentent pas.

Pour toutes celles et ceux qui refusent la loi travail, salariéEs, précaires, chômeurs/euses, lycéenNEs et étudiantEs, c’est le moment d’y aller toutes et tous ensemble.

Retrouvons nous dès ce soir massivement devant l’Assemblée Nationale !

La journée de mobilisation du 12 mai prend une autre dimension, elle doit être une vraie journée de grève interprofessionnelle  pour commencer à  bloquer le pays pour censurer le gouvernement et sa loi. Dans la foulée occupons les places pour décider ensemble des suites de la mobilisation pour gagner.

 

Montreuil, le 10 mai 2016

Le racisme d’Etat, ça suffit ! Rossignol, démission !

Paris, le 31 octobre 2015. Marche de la dignité et contre le racisme.

Cela ne fait plus mystère pour personne : le gouvernement est en très mauvaise posture. Le mouvement de la jeunesse et des travailleurs/ses contre la loi El Khomri permet à des centaines de milliers de personnes d’exprimer une colère accumulée depuis 2012, contre un pouvoir politique qui ne cherche même plus à dissimuler qu’il est intégralement au service du grand patronat. Ce faisant, la mobilisation a accentué les divisions au sein du Parti socialiste et dissipé en bonne partie les illusions du « dialogue social ».

La vidéo d’un policier frappant d’un violent coup de poing en plein visage un lycéen, maintenu par d’autres policiers, n’a fait que rendre visible pour des millions de personnes ce que connaissent les lycéen-ne-s mobilisé-e-s depuis plus d’un mois et ce que savent d’expérience les habitant-e-s des quartiers populaires : la police a pour fonction primordiale de réprimer tou-te-s ceux et celles qui se révoltent et, dans l’accomplissement de cette fonction, elle agit de la manière la plus violente et arbitraire, en particulier contre les jeunes issus de l’immigration postcoloniale.

Mais la réponse du gouvernement à ce vent de fronde, ce n’est pas seulement la répression policière et sa dimension raciste. Un autre aspect du racisme d’Etat s’est manifesté dans les propos tenus lors des deux dernières semaines par le Premier ministre Manuel Valls et la Ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes, Laurence Rossignol. Dans les deux cas, il s’agissait de stigmatiser une fois encore les musulman-e-s, en les présentant comme une menace pour ce qu’ils nomment la « République » et le « vivre-ensemble ».

La chanson est malheureusement trop connue depuis une quinzaine d’années : pour détourner l’attention de sa politique antisociale, le gouvernement prend appui sur les discriminations systématiques qui traversent la société et agite le foulard islamique, en en faisant le signe incontestable d’un danger « islamiste » voire « terroriste ». Mais Laurence Rossignol est allée plus loin dans l’obscénité raciste, en comparant les femmes voilées à « des nègres américains qui étaient pour l’esclavage ». Elle réussit ainsi le tour de force de joindre l’islamophobie à la négrophobie.

L’usage du mot « nègre » est évidemment inacceptable, et il révèle s’il le fallait l’emprise persistante de l’inconscient colonial et raciste dans la classe dirigeante française. Mais affirmer que des esclaves étaient favorables à l’oppression qu’ils subissaient, c’est nier la responsabilité des puissances occidentales, en particulier la France, dans ce crime contre l’humanité qu’ont constitué l’esclavage et la traite des Noirs, mais c’est aussi occulter la multitude des résistances et des révoltes de la part des esclaves. A l’occasion de ce genre de déclaration, comment ne pas voir qu’un gouvernement qui lutte contre les libertés des femmes voilées sous prétexte de les libérer, se fait l’héritier de ceux qui ont entretenu l’esclavage et la colonisation ?

Le NPA condamne ces propos, appelle à la démission de Laurence Rossignol et soutient les associations antiracistes qui ont porté plainte pour « injure publique à caractère racial ». Ses propos, ainsi que ceux de Manuel Valls, ne sont pas seulement consternants. Ils mettent en pleine lumière l’agenda du gouvernement, exprimé clairement par Manuel Valls : « Bien sûr, il y a l’économie et le chômage, mais l’essentiel, c’est la bataille culturelle et identitaire ». Face à cette politique qui vise à unir ceux qui devraient être divisés et à diviser ceux qui devraient être unis, nous mettrons toutes nos forces pour amplifier la mobilisation contre la loi Valls/El Khomri et pour la lier au combat contre le racisme d’Etat, plus que jamais nécessaire. Ce lien ne se fera pas tout seul : il n’est possible que par l’auto-organisation de celles et ceux qui subissent le racisme, et son respect par l’ensemble du mouvement.

Montreuil, le 11 avril 2016

Stop état d’urgence ! Stop à la déchéance de nationalité !

stop_etat_urgenceA l’appel de : Association France Palestine solidarité Comité Tourangeau, ATTAC 37, CGT 37, CGT cheminots 37, CGT Conseil Départemental 37, Convergences services publics 37, Coordination BDS 37, D’ailleurs nous sommes d’ici 37, FSU 37, Ligue des droits de l’homme 37, Retirada 37, Réseau Education Sans Frontière 37, Solidaires 37, UNEF 37
et les organisations  :NPA 37 MRC 37, PCF 37, PCOF 37

Refusons la déchéance de nationalité et la constitutionnalisation de l’état d’urgence !

 

MANIFESTATION

Samedi 30 janvier 15h

à Tours place de la liberté

Continuer la lecture

Avec les Grecs ce jeudi 2 juillet à Tours

Jeudi 2 juillet à 18h30 place Jean Jaurès, rassemblement pour un soutien sans faille au peuple Grec, pour la démocratie en Europe.

A l’appel d’ATTAC, de CATDP, d’EELV, d’Ensemble !, du MRC, du NPA, de Nouvelle Donne, du PCF et du PG.

L’Europe est à la croisée des chemins. La Troïka ne cherche pas seulement à détruire la Grèce, elle s’en prend à nous tou.te.s. Il est grand temps de nous dresser contre le chantage des élites européennes.

Dimanche prochain, le peuple grec a la possibilité de refuser l’austérité, et de choisir la voie de la dignité, dans l’espoir d’une autre Europe. En ce moment historique, chacun de nous doit prendre position.

antik296_la_une_OXIPour nous, c’est NON à l’austérité, à la réduction des pensions de retraites et à l’augmentation de la TVA, C’est NON à la pauvreté et aux privilèges C’est NON au chantage et au démantèlement des droits sociaux. C’est NON à la peur et à la destruction de la démocratie.

Pour nous, c’est OUI à la dignité, à la souveraineté, à la démocratie, et à la solidarité avec les citoyen.ne.s grecs.

Continuer la lecture

La Marche Mondiale des Femmes s’arrête à Tours ces 2 et 3 juin

Mardi 2 juin et mercredi 3 juin, la Marche Mondiale des Femmes s’arrête à Tours

MMF

Tous les 5 ans depuis l’année 2000, les féministes du monde entier unissent leurs forces pour marcher ensemble avec l’objectif commun de construire un monde basé sur la Paix, la Justice, l’Égalité, la Liberté et la Solidarité. En Europe, la marche est partie le 8 mars du Kurdistan et terminera son périple le 17 octobre 2015 à Lisbonne au Portugal, en passant par la France ( Bourg en Bresse, Tours, Nantes, Paris, Toulouse, Marseille…).

La Marche Mondiale des Femmes veut rompre avec le patriarcat, le capitalisme et le racisme, les trois systèmes d’oppression qui contrôlent nos vies dans le monde entier (voir l’appel). Continuer la lecture

Stop cette politique de casse sociale !

Après le 9 avril et le 1er mai, mettre un coup d’arrêt cette politique de casse sociale !

La Regression MacronEn 2015, le gouvernement de Hollande et Valls poursuit sa politique d’austérité, répressive, sécuritaire et raciste, qui ne profite qu’au patronat et à l’extrême droite.

Non à la répression de l’État, défendons nos droits !

Continuer la lecture

Retour sur la soirée du 16 avril (collectif Stop Tafta de Touraine)

Viale Frederic TaftaLe Collectif STOP TAFTA de Touraine, qui regroupe plus de 15 structures associatives, politiques et syndicales, a organisé le 16 avril dernier une conférence sur le GRAND MARCHE TRANSATLANTIQUE (TAFTA en anglais) : Une menace pour les consommateurs, les PME, le monde agricole, et la démocratie ?

Animée par Frédéric VIALE, économiste membre de la commission Europe d’Attac France, cette conférence a eu une audience à la mesure des inquiétudes ressenties par la population puisqu’elle a accueilli plus de 380 auditeurs dans la salle des Fête de St Pierre des Corps, commune placée hors TAFTA par son Conseil Municipal.

Continuer la lecture

Soirée film et débat au CNP : la sécu, un droit pour toi, pour moi, pour nous. Quel avenir ?

Soirée CNP Sécu un droit pour toi, pour moi, pour nousJeudi 9 avril à 20h aux Studio Cinémas (2, rue des Ursulines à Tours), les Amis du Monde diplomatique, le Collectif féministe Pcf/Front de Gauche, ATTAC, La Ligue des Droits de l’Homme (LDH), la Convergence services publics 37, Le Collectif Notre santé en danger, le CNP proposent LA SECU : UN DROIT POUR TOI, POUR MOI, POUR NOUS. QUEL AVENIR ?

70 ans après sa création, la sécurité sociale est menacée dans ce qui constitue sa raison d’être : la solidarité devant les risques majeurs de l’existence. La Sécu est-elle devenue un puits sans fond où s’engloutissent les cotisations ? Continuer la lecture

Grèves et manifestations du 9 avril, engager la bataille contre le gouvernement et le patronat

Manifestation contre l’austérité à Tours et partout en France – Jeudi 9 avril 2015 – 10h Place de la Liberté

Malgré la claque qu’il a reçue Fanch Soldessociaistes aux élections départementales, le gouvernement a annoncé la poursuite de sa politique au profit du patronat, et dont le FN récolte les fruits. Après la loi Macron qui généralise le travail du dimanche et casse le Code du travail, il planche désormais sur la remise en cause du contrat de travail.

Continuer la lecture