La ZAD de Notre Dame Des Landes toujours en lutte pour son avenir

Après l’abandon de l’aéroport face à un mouvement aussi offensif que massif où des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées régulièrement pendant des années, le gouverne.ment a tout mis en œuvre pour se venger et mettre un point final à des années d’expérimentations collectives insolentes. Une série d’attaques militaires, administratives, politiques et judiciaires ont amputé une partie de la zad. Certes le gouverne.ment a cédé, il n’y mettra pas de béton mais il fera tout pour y réintroduire des formes d’agriculture et de propriétés classiques libérales, incompatibles avec la préservation réelle de cette zone humide maillée de multiples haies.

Ainsi Le maintien des activités agricoles mises en œuvre par celles et ceux qui ont protégé le bocage est toujours menacé. Certaines parcelles sont en effet aujourd’hui revendiquées par les agriculteurs ayant accepté de les céder pour le projet d’aéroport et de toucher des compensations financières tout en retrouvant des terres à l’extérieur. Ce qu’il faut savoir aussi c’est que seul 170 hectares sont concernés par un projet sur les 1650 de départ

Sur cet espace préservé sauvegardé, nous avons à défendre l’existence d’une paysannerie solidaire, face aux critères et normes d’une agriculture gangrenée par le productivisme. Parmi ce que l’histoire de la zad a offert de plus précieux, il y a le développement d’une pratique des communs et la possibilité de prise en charge collective d’un territoire par ses usagers réels sans subir de plans d’aménagement parachutés. Elle a fait naître des manières de vivre et de cultiver qui ont la particularité rare de ne pas dégrader perpétuellement leur environnement.

La ZAD de Notre Dame Des Landes reste une terre de résistances et comme partout ailleurs ce qui se décidera dans des bureaux dépendra comme toujours de la présence d’un mouvement vibrant et actif de soutien et de lutte.

TERRES COMMUNES :

MOBILISATION SUR LA ZAD DU 29/30 SEPTEMBRE

Une candidature anticapitaliste pour en finir avec leur monde

La campagne présidentielle amène chaque semaine son lots d’événements plus écœurants les uns que les autres.

Fillon, dont les malversations sont maintenant entre les mains de juges d’instruction, avait de toute façon déclaré le 16 février : « Je m’en remets au seul jugement du suffrage universel. » Aucune trace du travail qui aurait pu justifier les salaires cumulés par Pénélope Fillon et leurs enfants pour plus d’un million d’euros au total. Mais lui n’hésite pas à se poser en victime !

Même chose pour Marine Le Pen. Un de ses proches, Frédéric Chatillon, a été mis en examen le 15 février pour abus de biens sociaux. A la tête d’une entreprise de communication, il avait surfacturé certains matériels de propagande électorale en 2014 et 2015. Elle n’en dit rien et refuse, par ailleurs, de se rendre aux convocations des enquêteurs sur l’affaire de ses assistants au Parlement européen.

Deux poids deux mesures

Ces gens-là sont quasiment assurés de l’impunité et quand ils sont condamnés comme le fils Balkany tout dernièrement, ils évitent la prison en payant une caution -100000 euros dans ce cas. Comme le sont aussi les policiers auteurs des violences sur Adama, Théo et tant d’autres, victimes du délit de « faciès ».

Par contre, c’est en comparution immédiate que passent certains des jeunes qui manifestent pour dénoncer ces injustices et c’est à de la prison ferme qu’ils sont condamnés. La répression contre les manifestations se généralise et s’aggrave sous couvert de lutte contre le terrorisme. Les ordres viennent d’en haut, du gouvernement, des responsables de l’État et ces décisions constituent de graves atteintes aux droits démocratiques comme vient de le dénoncer Amnesty International.

Leur monde et le nôtre

On ne compte plus les « affaires », le scandale des détournements de fonds publics ou abus de biens sociaux, pots-de-vin sous toutes leurs formes. Mais on évoque rarement les affaires, beaucoup plus lucratives encore, que constitue l’accaparement des richesses produites par les salarié-e-s par une infime minorité de gros actionnaires.

36 des 40 entreprises du CAC40 ont réalisé, en 2016, 73,2 milliards d’euros de bénéfices, en hausse de plus de 20 % par rapport à 2015. 9,8 milliards d’euros pour Sanofi, 7,7 pour la BNP, 5,83 pour Axa, 2,93 pour Orange, etc. Partout des bénéfices qui résultent des licenciements et des subventions de l’État. De quoi assurer l’augmentation des dividendes, qui plus est gonflées grâce aux rachats d’actions, versées aux actionnaires.

Rompre avec la propriété capitaliste

Du côté des Républicains, du Front national, du Parti socialiste ou de Macron, tous les programmes visent à réduire encore la part des richesses qui va à la population, aux travailleurs et aux jeunes pour augmenter celle des plus riches, des plus scandaleusement parasites de la société. Une rupture qui n’est pas inscrite dans le projet de protectionnisme qui serait « solidaire » de Mélenchon qui fait l’impasse sur la nécessité d’incursions dans la propriété capitaliste et la mobilisation populaire.

Pas étonnant, puisque les députés, les sénateurs, les ministres et les candidats sont tous des professionnels de la politique. Les députés reçoivent au total plus de 13 000 euros par mois ! Pas étonnant qu’ils soient loin de nos préoccupations.

Il faut que les éluEs soient rémunéréEs par un revenu équivalent au salaire moyen (2300 euros bruts) et qu’ils soient révocables, il faut le droit de vote des étrangers et la proportionnelle à toutes les élections.

Il faut s’attaquer aux lieux réels du pouvoir : les banques, les grands groupes industriels et financiers, c’est-à-dire la propriété capitaliste. Les travailleurs doivent contrôler toute l’économie, puisque ce sont eux qui produisent les richesses. Voilà ce que nous, le NPA et notre candidat Philippe Poutou, défendons dans cette campagne.

Montreuil, mars 2017

Marche pour la Justice et la Vérité « contre le racisme, les violences policières, la hogra, la chasse aux migrant-e-s »

>>> MOBILISATION :

Nous appelons à manifester le 19 mars pour la Justice et la Dignité parce que :

>> La revendication légitime de Vérité et de Justice portée par ces familles victimes de violences policières doit être soutenue.

>> La banalisation des discours, des actes racistes et leur caractère structurel sont inacceptables.

>>    Les droits démocratiques doivent être défendus face à l’Etat d’urgence et des mesures liberticides qui touchent particulièrement celles et ceux qui subissent le racisme.

>> L’accueil des migrant-e-s dans des conditions dignes et la régularisation de tous les sans papiers doivent être opposés à l’Europe forteresse.

Théo et Adama nous rappellent pourquoi Zyed et Bouna couraient…

A Tours :

 

 

 

 

 

A Paris :

Jeudi 9 Mars à 18h,
Rassemblement place de la Liberté

« Contre le racisme, les violences policières, la Hogra, la chasse aux migrant-e-s »
en solidarité avec Adama Traoré, Théo et toutes les victimes de violences policières.
Vendredi 17 mars à 20h,
Réunion publique
Foyer des cheminots, 11 rue Blaise Pascal à Tours. En face la gare Côté Tram. Arrêt Tram « Gare de Tours ».
Dimanche 19 mars à 14h,
Paris/Nation

Marche pour la Justice et la Vérité « contre le racisme, les violences policières, la hogra, la chasse aux migrant-e-s »
Départ collectif organisé depuis ToursInscription et Renseignements : 06.75.47.19.10
solidaires37@orange.fr

Toutes et tous dans le même bateau !

La situation des personnes exilées sur notre territoire ne s’améliore pas, que ce soit pour les demandeurs et demandeuses d’asiles, les dubliné-es, les débouté-es et tous les autres…. L’Etat ne respecte pas ses engagements et les pouvoirs publics fuient leurs responsabilités.

En Touraine, tout s’accélère depuis le début de l’hiver :

  • Depuis la liquidation de l’association Accueil Albert Thomas le 22 décembre, le foyer est en situation d’autogestion, la solidarité palliant les manquements des autorités. Les résidents sont pourtant contraints de continuer à payer 120 € de frais d’hébergement chaque mois ! Le 8 février, la Croix-Rouge Française a été choisie par la DDCS 37 (Direction départementale de la Cohésion Sociale) comme repreneur du foyer. Même si celle-ci refuse de communiquer son projet écrit, elle a néanmoins fait l’annonce de la dégradation des conditions d’accueil et d’accompagnement (non reprise des résidents, fermeture la journée entre 8h et 18h, obligation journalière de rappeler le 115, diminution des effectifs et non reprise des salariés compétents et expérimentés dans l’accompagnement.

 

  • Malgré la promesse qui leur avait été faite par le ministre de l’intérieur lors du démantèlement du camp de migrant-es à Calais, les résidents des CAO de Saint Pierre des Corps et de Grandmont reçoivent chaque jour de la part de la Préfecture d’Indre et Loire des procédures dites « Dublin), destinées à les expulser du territoire français. Cette situation est semblable à celle du CAO de Chinon, dont les résidents, à 80% dublinés, ont finalement été discrètement éparpillés suite à sa fermeture en février. La fermeture des CAO de Saint Pierre des Corps et de Grandmont sont annoncées d’ici la fin du mois de juin.

 

  • Un mois après Albert Thomas, c’est le café associatif La Barque qui se retrouve en situation de redressement judiciaire. Ce lieu de mixité et de lien social est important pour l’accueil de jour des sans domiciles fixes, des plus précaires mais aussi des habitant-es du quartier. Ces habitué-es et les salarié-es se retrouvent donc à assumer la mauvaise gestion des administrateurs, qu’ils et elles ont pourtant régulièrement dénoncée.

Face à cette situation, les comités de soutien et les résidents
des différentes structures concernées appellent
à un rassemblement le

jeudi 2 mars
à 17h30 place Jean Jaurès
afin de défendre collectivement les droits des personnes.

Nous revendiquons :

  • Le refus des reconduites des personnes ayant reçu une notification de transfert et l’abrogation des accords de Dublin,
  • La régularisation de toutes et tous,
  • Le droit au logement pour toutes et tous,
  • Le maintien de lieux en centre ville valorisant une société plurielle.

Les comités de soutien et les résidents des 3 structures concernées.

Respect du droit d’asile !

no_borderDepuis maintenant 4 mois notre commune (Saint Pierre des Corps) accueille une cinquantaine de réfugiés soudanais arrivant de Calais au Centre d’Accueil et d’Orientation (CAO), dans l’ancien foyer SNCF avenue Stalingrad.
La moitié des résidents des trois CAO du département n’a pas eu le droit de déposer une demande d’asile en France. La préfecture leur envoie des notifications de transfert vers l’Italie, c’est-à-dire se prépare à les expulser appliquant avec zèle les accords de Dublin qui stipulent qu’un réfugié entré en Europe par un autre pays de l’espace Schengen doit faire sa demande dans ce pays.

Or pour faciliter le démantèlement de la « jungle » de Calais, M.Cazeneuve, alors ministre de l’intérieur, avait promis aux migrants qu’ils pourraient déposer une demande d’asile en France s’ils acceptaient d’être répartis dans tout le pays : la procédure « Dublin » ne serait pas appliquée.
Cette promesse a été réitérée par son successeur M.Le Roux dans un CAO à Cancale . Et le président de la République a pris le même engagement au CAO de Grandmont en novembre.

Lors du repas partagé franco-soudanais du 4 février dans la salle Joliot Curie réunissant plus de 200 personnes, une pétition exigeant le respect du droit d’asile a circulé : elle a recueilli 3000 signatures et a été déposée à la préfecture le 9 février lors d’un rassemblement de 150 personnes.
Il est absolument scandaleux qu’une promesse faite plusieurs fois ne soit pas respectée ! Face à ce mensonge d’État, amplifions nos mobilisations solidaires afin d’imposer l’application de la convention internationale de Genève de 1951 qui stipule que les réfugiés peuvent déposer leur demande d’asile dans le pays de leur choix.

Tribune, du groupe 100% à Gauche publiée, en MARS 2017, dans « La Clarté », journal municipal de Saint-Pierre des Corps.

Le mardi 31 janvier, Philippe était de passage en Touraine.

meeting poutou2 couleurSoutien au foyer Albert Thomas

A son arrivée à Tours, Philippe Poutou (candidat ouvrier à la présidentielle 2017) fait un passage par le foyer Albert Thomas menacé de fermeture. Ce foyer est un centre d’accueil d’urgence de nuit pour hommes sans abri (accueillant des migrants mais pas que !). Soutenus par un collectif d’organisations et d’habitants du quartier, les résidents et les salariés, se battent contre cette fermeture annoncée le 23 décembre dernier !

Depuis c’est le bar associatif La Barque (lieu d’accueil de jour pour celles et ceux qui vivent dans la rue), situé à quelques centaines de mètres du foyer, qui est à son tour menacé de fermeture. Le collectif de soutien dénonce l’attitude des pouvoirs publics locaux qui voient avec ces fermetures un bon moyen de chasser la misère du centre ville. La résistance s’organise et bien évidemment le NPA en est.

La rencontre avec les migrants, les salariés et leurs soutiens aura été l’occasion d’un fraternel partage d’expériences.

Réunion publique réussie

En soirée se sont environ 120 personnes qui vont participer à notre réunion publique. Belle participation avec pas mal de nouveaux visages dans l’assemblée. Après l’intervention d’une camarade qui a présenté les enjeux des luttes en cours dans le secteurs de la santé, une des animatrices du collectif de soutien au foyer est revenue sur les raisons de la colère. Philippe, quand à lui, a bien insisté sur le fait que pour nous, mener campagne pour les présidentielles aujourd’hui, c’est avant tout faire passer l’idée qu’il n’y aura pas de changements sans qu’on prenne nos affaires en mains. Les questions et le débat seront l’occasion de revenir sur les propositions du NPA (logement, banques..), sur la nécessaire solidarité avec les migrants, sur la situation internationale et sur les quartiers populaire mais aussi de discuter de ce qui nous différencie de Jean Luc Mélanchon.

SOUTENIR LES RÉSIDENTS ET LES SALARIES DU FOYER ALBERT THOMAS

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Le 22 décembre dernier, le Tribunal de Grande Instance de Tours a décidé la liquidation judiciaire de «l’association Albert Thomas », gestionnaire du foyer d’urgence Albert Thomas (accueillant 36 résidents) et bailleur d’appartements représentant 21 places d’hébergement d’urgence. Cette liquidation peut entraîner de facto l’expulsion des 36 résidents actuels du Foyer.

Une solution d’accueil temporaire et inadaptée a été proposée par “les autorités” avec la mise à leur disposition par la Ville de Tours d’un gymnase. Cette proposition est indigne et ne constitue en aucun cas une réponse pertinente alors que les locaux même du foyer, qui appartiennent à la Ville de Tours, sont conçus et
équipés pour accueillir des personnes dans un hébergement stable et durable. Alors qu’au contraire, dans un gymnase, les accueillis doivent quitter celui-ci entre 9h et 18h, ce qui est inconcevable dans les conditions climatiques actuelles et alors que la santé de certains nécessite la permanence
de leurs soins.

Nous, “comité de soutien citoyen aux résidents du foyer Albert Thomas”, réclamons l’application immédiate de la loi DALO, qui reconnaît à la personne bénéficiant d’un hébergement d’urgence un « droit au maintien dans les lieux », selon le principe dit de continuité. Le non-respect de ce droit engagerait la responsabilité du représentant de l’État dans notre département, en la personne du Préfet d’Indre et Loire. Ce droit a pour effet que la personne accueillie peut rester dans la structure où
elle est hébergée jusqu’à ce qu’une solution adaptée à ses besoins la conduise vers une structure d’hébergement stable ou un établissement de soins, ou, mieux encore, vers un logement.

Nous demandons donc à la Mairie de Tours, propriétaire des lieux, d’autoriser les 36 résidents actuels à se maintenir dans les locaux constituant le Foyer Albert Thomas jusqu’à ce qu’une éventuelle solution alternative adaptée, durable et digne, leur soit dès que possible proposée.

Nous demandons également au Préfet que la DDCS 37 garantisse la pérennité des 36 places d’hébergement d’urgence disponibles sur le département :

  • en lançant dès maintenant un appel d’offre à d’autres associations gestionnaires pour la reprise de l’activité du Foyer,

  • lesquelles veilleront au respect de la décence de l’accueil,

  • se verront attribuer par les pouvoirs publics des moyens de fonctionnement suffisants

  • en veillant à ce que les libertés individuelles des résidents soient respectées

  • laquelle association devrait également s’attacher à la reprise des contrats de travail de l’équipe
    professionnelle en place actuellement, compétente et expérimentée.

Le principe de continuité a été acté pour les appartements extérieurs gérés jusqu’à sa liquidation par l’association Albert Thomas. Nous demandons qu’il en soit de même pour le foyer lui-même.

Par ailleurs, au regard de la situation dramatique de l’hébergement d’urgence dans le Département d’Indre et Loire, nous demandons que les 36 places d’hébergement déployées en urgence au gymnase de la Ville soient maintenues au profit d’autres personnes sollicitant le 115, lequel ne peut actuellement répondre à la demande faute de places d’hébergement d’urgence en nombre suffisant.

Quelques échéances importantes :

-mercredi 18/01 à 16h30 : soutien aux salariés

-vendredi 20/01 après midi « atelier banderoles et slogans »

-samedi 21/01 à 15h : manifestation au départ de Jean Jaurès

Le  » Comité citoyen de soutien aux résidents du Foyer Albert Thomas  »

soutienfoyeralbertthomas@gmail.com (téléphone : 06 75 47 19 10) auquel s’associent les organisations SUD Santé-Sociaux, SOLIDAIRES 37, JC 37, UEC 37, NPA 37, SDAS-FO 37, PCF 37, CGT 37, « Les Verts » 37, FSU37, LGBT 37, Le Ptit Kawa de Tours, Les Amis de Demain Le Grand Soir, ATTAC 37, PCOF 37, Alternative Libertaire 37, Resf37, « Touraine je t’aime », Chrétiens-Migrants, POID37, les » Insoumis Val de Brenne « , les salariés de « La Barque », CATDP.

 

49-3 pour la Loi Travail : Censurons ce gouvernement et sa politique

Paris, le 9 avril 2016. Manifestation contre la loi travail.

Le gouvernement vient de décider de passer en force, d’utiliser la méthode du coup d’Etat en recourant à l’article 49-3 de la Constitution pour faire adopter la loi travail sans vote.

L’épreuve de force est désormais plus que jamais engagée !

La loi travail n’est ni amendable ni négociable, le gouvernement n’a aucune légitimité pour l’imposer à une population qui la rejette massivement.

Faute d’avoir convaincu ses propres parlementaires,  il se livre au chantage : soit la loi travail, soit la censure du gouvernement. Ce gouvernement n’est plus légitime ni pour la population ni chez les travailleurs ni à gauche . Sans aucune hésitation : dégageons-le et pour cela amplifions les mobilisations.
Le gouvernement refusait de « céder à la rue ». C’est à la rue, à la mobilisation de dire à ceux qui veulent imposer la destruction du Code du travail qu’ils ne nous représentent pas.

Pour toutes celles et ceux qui refusent la loi travail, salariéEs, précaires, chômeurs/euses, lycéenNEs et étudiantEs, c’est le moment d’y aller toutes et tous ensemble.

Retrouvons nous dès ce soir massivement devant l’Assemblée Nationale !

La journée de mobilisation du 12 mai prend une autre dimension, elle doit être une vraie journée de grève interprofessionnelle  pour commencer à  bloquer le pays pour censurer le gouvernement et sa loi. Dans la foulée occupons les places pour décider ensemble des suites de la mobilisation pour gagner.

 

Montreuil, le 10 mai 2016

Le racisme d’Etat, ça suffit ! Rossignol, démission !

Paris, le 31 octobre 2015. Marche de la dignité et contre le racisme.

Cela ne fait plus mystère pour personne : le gouvernement est en très mauvaise posture. Le mouvement de la jeunesse et des travailleurs/ses contre la loi El Khomri permet à des centaines de milliers de personnes d’exprimer une colère accumulée depuis 2012, contre un pouvoir politique qui ne cherche même plus à dissimuler qu’il est intégralement au service du grand patronat. Ce faisant, la mobilisation a accentué les divisions au sein du Parti socialiste et dissipé en bonne partie les illusions du « dialogue social ».

La vidéo d’un policier frappant d’un violent coup de poing en plein visage un lycéen, maintenu par d’autres policiers, n’a fait que rendre visible pour des millions de personnes ce que connaissent les lycéen-ne-s mobilisé-e-s depuis plus d’un mois et ce que savent d’expérience les habitant-e-s des quartiers populaires : la police a pour fonction primordiale de réprimer tou-te-s ceux et celles qui se révoltent et, dans l’accomplissement de cette fonction, elle agit de la manière la plus violente et arbitraire, en particulier contre les jeunes issus de l’immigration postcoloniale.

Mais la réponse du gouvernement à ce vent de fronde, ce n’est pas seulement la répression policière et sa dimension raciste. Un autre aspect du racisme d’Etat s’est manifesté dans les propos tenus lors des deux dernières semaines par le Premier ministre Manuel Valls et la Ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes, Laurence Rossignol. Dans les deux cas, il s’agissait de stigmatiser une fois encore les musulman-e-s, en les présentant comme une menace pour ce qu’ils nomment la « République » et le « vivre-ensemble ».

La chanson est malheureusement trop connue depuis une quinzaine d’années : pour détourner l’attention de sa politique antisociale, le gouvernement prend appui sur les discriminations systématiques qui traversent la société et agite le foulard islamique, en en faisant le signe incontestable d’un danger « islamiste » voire « terroriste ». Mais Laurence Rossignol est allée plus loin dans l’obscénité raciste, en comparant les femmes voilées à « des nègres américains qui étaient pour l’esclavage ». Elle réussit ainsi le tour de force de joindre l’islamophobie à la négrophobie.

L’usage du mot « nègre » est évidemment inacceptable, et il révèle s’il le fallait l’emprise persistante de l’inconscient colonial et raciste dans la classe dirigeante française. Mais affirmer que des esclaves étaient favorables à l’oppression qu’ils subissaient, c’est nier la responsabilité des puissances occidentales, en particulier la France, dans ce crime contre l’humanité qu’ont constitué l’esclavage et la traite des Noirs, mais c’est aussi occulter la multitude des résistances et des révoltes de la part des esclaves. A l’occasion de ce genre de déclaration, comment ne pas voir qu’un gouvernement qui lutte contre les libertés des femmes voilées sous prétexte de les libérer, se fait l’héritier de ceux qui ont entretenu l’esclavage et la colonisation ?

Le NPA condamne ces propos, appelle à la démission de Laurence Rossignol et soutient les associations antiracistes qui ont porté plainte pour « injure publique à caractère racial ». Ses propos, ainsi que ceux de Manuel Valls, ne sont pas seulement consternants. Ils mettent en pleine lumière l’agenda du gouvernement, exprimé clairement par Manuel Valls : « Bien sûr, il y a l’économie et le chômage, mais l’essentiel, c’est la bataille culturelle et identitaire ». Face à cette politique qui vise à unir ceux qui devraient être divisés et à diviser ceux qui devraient être unis, nous mettrons toutes nos forces pour amplifier la mobilisation contre la loi Valls/El Khomri et pour la lier au combat contre le racisme d’Etat, plus que jamais nécessaire. Ce lien ne se fera pas tout seul : il n’est possible que par l’auto-organisation de celles et ceux qui subissent le racisme, et son respect par l’ensemble du mouvement.

Montreuil, le 11 avril 2016