La catastrophe de Tchernobyl dure depuis 33 ans.

« Tchernobyl, on voudrait l’oublier, car la conscience humaine a capitulé devant cette catastrophe.
Tchernobyl est devenu le cataclysme de la conscience. Tout l’univers de nos valeurs et de nos représentations a explosé ». Svetlana Alexievitch, écrivaine, autrice de La Supplication (Lattès, 1998), consacrée à Tchernobyl.

La catastrophe de Tchernobyl dure depuis 33 ans.
On n’oublie pas celle de Three Miles Island et de Fukushima.
En France aussi, un accident est possible !

UNE CATASTROPHE SANS FIN

Le bilan de la catastrophe est encore difficile à établir d’autant plus qu’elle n’est pas terminée. Il règne dans le domaine du nucléaire, qu’il soit militaire ou civil la plus grande opacité.

Une grande partie des substances rejetées resteront radioactives pendant des siècles. Comme elles s’infiltrent progressivement dans le sol, celles-ci continueront à contaminer les produits agricoles pendant des décennies. Par ailleurs, les substances absorbées par les populations lors du passage du nuage ont démultiplié la fréquence de certaines maladies.

Loin d’être épargnées, les générations nées après 86 sont de plus en plus touchées, attestant du caractère héréditaire et dégénératif de certaines pathologies. Les malformations cardiaques congénitales chez les enfants de la région de Minsk sont maintenant 10 à 20 fois supérieures à la normale.

Plus que jamais, il est urgent que soient publiées et diffusées largement les études sanitaires rendant compte des conséquences de cette catastrophe.

EN FRANCE, UNE SITUATION PRÉ-ACCIDENTELLE ?

À l’occasion de ce triste anniversaire, nous rappelons que la France n’est pas à l’abri d’un tel accident majeur aux conséquences dévastatrices (comme l’admet l’Autorité de sûreté nucléaire elle-même). Entre vieillissement des installations, découvertes de milliers d’anomalies et maintenance défectueuse sur de très nombreux sites, un cocktail explosif se prépare.

Pourquoi Cigéo – enfouissement des déchets à BURE -, projet imposé aussi cher que dangereux ?

EDF SA envisage la construction d’une piscine d’entreposage à proximité de la centrale nucléaire de Belleville, pour accueillir le combustible MOX usagé. Située en zone inondable et au beau milieu du vignoble du Sancerrois, ce projet de nouvelle installation nucléaire constitue une aberration de plus.

En solidarité avec les victimes de Tchernobyl et pour alerter sur le risque nucléaire en France, faisons de ce triste anniversaire un temps de mobilisation pour exiger une sortie du nucléaire et une réelle transition énergétique !

Rassemblement du samedi 27 avril place Jean Jaurès.

Sortons du nucléaire maintenant : Pour aller plus loin.
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