La ZAD de Notre Dame Des Landes toujours en lutte pour son avenir

Après l’abandon de l’aéroport face à un mouvement aussi offensif que massif où des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées régulièrement pendant des années, le gouverne.ment a tout mis en œuvre pour se venger et mettre un point final à des années d’expérimentations collectives insolentes. Une série d’attaques militaires, administratives, politiques et judiciaires ont amputé une partie de la zad. Certes le gouverne.ment a cédé, il n’y mettra pas de béton mais il fera tout pour y réintroduire des formes d’agriculture et de propriétés classiques libérales, incompatibles avec la préservation réelle de cette zone humide maillée de multiples haies.

Ainsi Le maintien des activités agricoles mises en œuvre par celles et ceux qui ont protégé le bocage est toujours menacé. Certaines parcelles sont en effet aujourd’hui revendiquées par les agriculteurs ayant accepté de les céder pour le projet d’aéroport et de toucher des compensations financières tout en retrouvant des terres à l’extérieur. Ce qu’il faut savoir aussi c’est que seul 170 hectares sont concernés par un projet sur les 1650 de départ

Sur cet espace préservé sauvegardé, nous avons à défendre l’existence d’une paysannerie solidaire, face aux critères et normes d’une agriculture gangrenée par le productivisme. Parmi ce que l’histoire de la zad a offert de plus précieux, il y a le développement d’une pratique des communs et la possibilité de prise en charge collective d’un territoire par ses usagers réels sans subir de plans d’aménagement parachutés. Elle a fait naître des manières de vivre et de cultiver qui ont la particularité rare de ne pas dégrader perpétuellement leur environnement.

La ZAD de Notre Dame Des Landes reste une terre de résistances et comme partout ailleurs ce qui se décidera dans des bureaux dépendra comme toujours de la présence d’un mouvement vibrant et actif de soutien et de lutte.

TERRES COMMUNES :

MOBILISATION SUR LA ZAD DU 29/30 SEPTEMBRE