La ZAD de Notre Dame Des Landes toujours en lutte pour son avenir

Après l’abandon de l’aéroport face à un mouvement aussi offensif que massif où des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées régulièrement pendant des années, le gouverne.ment a tout mis en œuvre pour se venger et mettre un point final à des années d’expérimentations collectives insolentes. Une série d’attaques militaires, administratives, politiques et judiciaires ont amputé une partie de la zad. Certes le gouverne.ment a cédé, il n’y mettra pas de béton mais il fera tout pour y réintroduire des formes d’agriculture et de propriétés classiques libérales, incompatibles avec la préservation réelle de cette zone humide maillée de multiples haies.

Ainsi Le maintien des activités agricoles mises en œuvre par celles et ceux qui ont protégé le bocage est toujours menacé. Certaines parcelles sont en effet aujourd’hui revendiquées par les agriculteurs ayant accepté de les céder pour le projet d’aéroport et de toucher des compensations financières tout en retrouvant des terres à l’extérieur. Ce qu’il faut savoir aussi c’est que seul 170 hectares sont concernés par un projet sur les 1650 de départ

Sur cet espace préservé sauvegardé, nous avons à défendre l’existence d’une paysannerie solidaire, face aux critères et normes d’une agriculture gangrenée par le productivisme. Parmi ce que l’histoire de la zad a offert de plus précieux, il y a le développement d’une pratique des communs et la possibilité de prise en charge collective d’un territoire par ses usagers réels sans subir de plans d’aménagement parachutés. Elle a fait naître des manières de vivre et de cultiver qui ont la particularité rare de ne pas dégrader perpétuellement leur environnement.

La ZAD de Notre Dame Des Landes reste une terre de résistances et comme partout ailleurs ce qui se décidera dans des bureaux dépendra comme toujours de la présence d’un mouvement vibrant et actif de soutien et de lutte.

TERRES COMMUNES :

MOBILISATION SUR LA ZAD DU 29/30 SEPTEMBRE

Migrants : penser global, agir local

En se globalisant, notre planète s’est rétrécie et les conséquences des politiques impérialistes, capitalistes, extractivistes se font immédiatement sentir, même en Touraine.

Les avions de l’école de chasse qui survolent notre agglomération, engendrant une pollution sonore, forment les pilotes de pays en guerre auxquels la France a vendu des avions. Les pilotes de l’armée de l’air irakienne de Saddam Hussein, avaient été formés sur la base aérienne de Parçay-Meslay.

La France a colonisé une grande partie de l’Afrique, a pillé les matières premières et pour continuer à le faire, intervient militairement, maintient au pouvoir des dictateurs qui s’accaparent les richesses, réduisent leur population à la misère.

Cet été, partout dans le monde, le réchauffement climatique a provoqué des typhons, des inondations et une canicule rendant la vie urbaine insupportable et pas seulement à nos anciens. Mais rien n’est fait pour mettre un coup d’arrêt à l’extraction des énergies fossiles et la production de gaz à effet de serre.

Les populations pour survivre fuient la guerre, la misère et le dérèglement climatique. Et les conséquences sont visibles même dans notre agglomération. A Tours, en avril, un squat à ouvert pour mettre à l’abri une soixantaine de réfugiés (avec une majorité d’enfants) que le 115 laissait à la rue. En août, à St Pierre-des-Corps, près de soixante jeunes mineurs étrangers non accompagnés, rejetés par les services du Conseil départemental ont installé un campement sur un terrain paroissial.

Cessons de nous lamenter sur les conséquences, agissons sur les causes. Exigeons le retrait de l’armée française d’Afrique, l’arrêt des ventes d’armes, le développement des énergies renouvelables…

Exigeons l’ouverture des frontières, la liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous. Pourquoi les capitaux et les citoyen.ne.s du Nord pourraient-ils circuler et s’établir où bon leur semble, tandis que les exploité.e.s et les opprimé.e.s du Sud devraient rester enfermé.e.s dans des frontières ?

L’ouverture des frontières doit aller de pair avec une politique d’accueil, la suppression des centres de rétention, des routes sûres pour les migrant.e.s, l’application par la France de la Convention de Genève sur les réfugiés et de la Déclaration européenne des droits humains, la régularisation de tous les sans papiers. Battons nous pour que la catastrophe planétaire causée par le capitalisme débouche sur une issue humaine solidaire, collective, écosocialiste et pas sur la barbarie.

Et dès maintenant en Touraine, prenons notre part, en accueillant le tout petit, petit nombre de réfugiés qui arrivent jusqu‘à nous.