Toutes et tous dans le même bateau !

La situation des personnes exilées sur notre territoire ne s’améliore pas, que ce soit pour les demandeurs et demandeuses d’asiles, les dubliné-es, les débouté-es et tous les autres…. L’Etat ne respecte pas ses engagements et les pouvoirs publics fuient leurs responsabilités.

En Touraine, tout s’accélère depuis le début de l’hiver :

  • Depuis la liquidation de l’association Accueil Albert Thomas le 22 décembre, le foyer est en situation d’autogestion, la solidarité palliant les manquements des autorités. Les résidents sont pourtant contraints de continuer à payer 120 € de frais d’hébergement chaque mois ! Le 8 février, la Croix-Rouge Française a été choisie par la DDCS 37 (Direction départementale de la Cohésion Sociale) comme repreneur du foyer. Même si celle-ci refuse de communiquer son projet écrit, elle a néanmoins fait l’annonce de la dégradation des conditions d’accueil et d’accompagnement (non reprise des résidents, fermeture la journée entre 8h et 18h, obligation journalière de rappeler le 115, diminution des effectifs et non reprise des salariés compétents et expérimentés dans l’accompagnement.

 

  • Malgré la promesse qui leur avait été faite par le ministre de l’intérieur lors du démantèlement du camp de migrant-es à Calais, les résidents des CAO de Saint Pierre des Corps et de Grandmont reçoivent chaque jour de la part de la Préfecture d’Indre et Loire des procédures dites « Dublin), destinées à les expulser du territoire français. Cette situation est semblable à celle du CAO de Chinon, dont les résidents, à 80% dublinés, ont finalement été discrètement éparpillés suite à sa fermeture en février. La fermeture des CAO de Saint Pierre des Corps et de Grandmont sont annoncées d’ici la fin du mois de juin.

 

  • Un mois après Albert Thomas, c’est le café associatif La Barque qui se retrouve en situation de redressement judiciaire. Ce lieu de mixité et de lien social est important pour l’accueil de jour des sans domiciles fixes, des plus précaires mais aussi des habitant-es du quartier. Ces habitué-es et les salarié-es se retrouvent donc à assumer la mauvaise gestion des administrateurs, qu’ils et elles ont pourtant régulièrement dénoncée.

Face à cette situation, les comités de soutien et les résidents
des différentes structures concernées appellent
à un rassemblement le

jeudi 2 mars
à 17h30 place Jean Jaurès
afin de défendre collectivement les droits des personnes.

Nous revendiquons :

  • Le refus des reconduites des personnes ayant reçu une notification de transfert et l’abrogation des accords de Dublin,
  • La régularisation de toutes et tous,
  • Le droit au logement pour toutes et tous,
  • Le maintien de lieux en centre ville valorisant une société plurielle.

Les comités de soutien et les résidents des 3 structures concernées.

Respect du droit d’asile !

no_borderDepuis maintenant 4 mois notre commune (Saint Pierre des Corps) accueille une cinquantaine de réfugiés soudanais arrivant de Calais au Centre d’Accueil et d’Orientation (CAO), dans l’ancien foyer SNCF avenue Stalingrad.
La moitié des résidents des trois CAO du département n’a pas eu le droit de déposer une demande d’asile en France. La préfecture leur envoie des notifications de transfert vers l’Italie, c’est-à-dire se prépare à les expulser appliquant avec zèle les accords de Dublin qui stipulent qu’un réfugié entré en Europe par un autre pays de l’espace Schengen doit faire sa demande dans ce pays.

Or pour faciliter le démantèlement de la « jungle » de Calais, M.Cazeneuve, alors ministre de l’intérieur, avait promis aux migrants qu’ils pourraient déposer une demande d’asile en France s’ils acceptaient d’être répartis dans tout le pays : la procédure « Dublin » ne serait pas appliquée.
Cette promesse a été réitérée par son successeur M.Le Roux dans un CAO à Cancale . Et le président de la République a pris le même engagement au CAO de Grandmont en novembre.

Lors du repas partagé franco-soudanais du 4 février dans la salle Joliot Curie réunissant plus de 200 personnes, une pétition exigeant le respect du droit d’asile a circulé : elle a recueilli 3000 signatures et a été déposée à la préfecture le 9 février lors d’un rassemblement de 150 personnes.
Il est absolument scandaleux qu’une promesse faite plusieurs fois ne soit pas respectée ! Face à ce mensonge d’État, amplifions nos mobilisations solidaires afin d’imposer l’application de la convention internationale de Genève de 1951 qui stipule que les réfugiés peuvent déposer leur demande d’asile dans le pays de leur choix.

Tribune, du groupe 100% à Gauche publiée, en MARS 2017, dans « La Clarté », journal municipal de Saint-Pierre des Corps.

Le mardi 31 janvier, Philippe était de passage en Touraine.

meeting poutou2 couleurSoutien au foyer Albert Thomas

A son arrivée à Tours, Philippe Poutou (candidat ouvrier à la présidentielle 2017) fait un passage par le foyer Albert Thomas menacé de fermeture. Ce foyer est un centre d’accueil d’urgence de nuit pour hommes sans abri (accueillant des migrants mais pas que !). Soutenus par un collectif d’organisations et d’habitants du quartier, les résidents et les salariés, se battent contre cette fermeture annoncée le 23 décembre dernier !

Depuis c’est le bar associatif La Barque (lieu d’accueil de jour pour celles et ceux qui vivent dans la rue), situé à quelques centaines de mètres du foyer, qui est à son tour menacé de fermeture. Le collectif de soutien dénonce l’attitude des pouvoirs publics locaux qui voient avec ces fermetures un bon moyen de chasser la misère du centre ville. La résistance s’organise et bien évidemment le NPA en est.

La rencontre avec les migrants, les salariés et leurs soutiens aura été l’occasion d’un fraternel partage d’expériences.

Réunion publique réussie

En soirée se sont environ 120 personnes qui vont participer à notre réunion publique. Belle participation avec pas mal de nouveaux visages dans l’assemblée. Après l’intervention d’une camarade qui a présenté les enjeux des luttes en cours dans le secteurs de la santé, une des animatrices du collectif de soutien au foyer est revenue sur les raisons de la colère. Philippe, quand à lui, a bien insisté sur le fait que pour nous, mener campagne pour les présidentielles aujourd’hui, c’est avant tout faire passer l’idée qu’il n’y aura pas de changements sans qu’on prenne nos affaires en mains. Les questions et le débat seront l’occasion de revenir sur les propositions du NPA (logement, banques..), sur la nécessaire solidarité avec les migrants, sur la situation internationale et sur les quartiers populaire mais aussi de discuter de ce qui nous différencie de Jean Luc Mélanchon.