Métropole 1 – Démocratie 0

Tribune, du groupe 100% à Gauche publiée, en février 2017, dans « La Clarté », journal municipal de Saint-Pierre des Corps.

Depuis le 1er janvier la plus part des services de la ville sont transférés à l’agglomération : la voirie, l’eau, les espaces verts, l’urbanisme…
De façon précipitée le rôle des communes de l’agglomération a été réduit à la portion congrue. En étant à peine caricatural le conseil municipal ne délibérera plus que sur la gestion du cimetière, sur le programme du Centre culturel et sur l’organisation des fêtes municipales.
Que la solution de certains problèmes soit plus facile à résoudre à l’échelle de l’agglomération plutôt qu’à celle de la commune, cela ne fait aucun doute. Mais le problème est qui prend les décisions ? Dorénavant ce sera un Conseil métropolitain pléthorique dont les membres ne seront pas élus par le suffrage universel. Même si le démocratie communale était loin d’être parfaite, le Conseil municipal restait l’instance où les décisions se prenaient au plus près de la population.
Prenons l’exemple de la gestion de l’eau, depuis le 1er janvier 2013 la ville gérait l’eau en régie municipale. Tout n’était pas parfait, la majorité municipale s’étant opposé à en faire une régie « complète » en ne supprimant pas les prestations de Véolia, et en refusant la mise en place d’une tarification sociale du prix de l’eau. Néanmoins la régie dégageait un excédent de 300 000 euros par an qui revenait au usagers et non aux actionnaires de Véolia. A partir du 1er janvier « ce bel outil » qu’est la régie est transféré à la Métropole. Y aura-t-il un Conseil d’exploitation de la régie au niveau de l’agglomération ? Est-ce que les usagers et les élus de St Pierre y seront représentés ?
Avec la création de la Métropole, les décisions seront centralisées, bureaucratisées, éloignées des habitants et la démocratie va y perdre beaucoup.

SOUTENIR LES RÉSIDENTS ET LES SALARIES DU FOYER ALBERT THOMAS

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Le 22 décembre dernier, le Tribunal de Grande Instance de Tours a décidé la liquidation judiciaire de «l’association Albert Thomas », gestionnaire du foyer d’urgence Albert Thomas (accueillant 36 résidents) et bailleur d’appartements représentant 21 places d’hébergement d’urgence. Cette liquidation peut entraîner de facto l’expulsion des 36 résidents actuels du Foyer.

Une solution d’accueil temporaire et inadaptée a été proposée par “les autorités” avec la mise à leur disposition par la Ville de Tours d’un gymnase. Cette proposition est indigne et ne constitue en aucun cas une réponse pertinente alors que les locaux même du foyer, qui appartiennent à la Ville de Tours, sont conçus et
équipés pour accueillir des personnes dans un hébergement stable et durable. Alors qu’au contraire, dans un gymnase, les accueillis doivent quitter celui-ci entre 9h et 18h, ce qui est inconcevable dans les conditions climatiques actuelles et alors que la santé de certains nécessite la permanence
de leurs soins.

Nous, “comité de soutien citoyen aux résidents du foyer Albert Thomas”, réclamons l’application immédiate de la loi DALO, qui reconnaît à la personne bénéficiant d’un hébergement d’urgence un « droit au maintien dans les lieux », selon le principe dit de continuité. Le non-respect de ce droit engagerait la responsabilité du représentant de l’État dans notre département, en la personne du Préfet d’Indre et Loire. Ce droit a pour effet que la personne accueillie peut rester dans la structure où
elle est hébergée jusqu’à ce qu’une solution adaptée à ses besoins la conduise vers une structure d’hébergement stable ou un établissement de soins, ou, mieux encore, vers un logement.

Nous demandons donc à la Mairie de Tours, propriétaire des lieux, d’autoriser les 36 résidents actuels à se maintenir dans les locaux constituant le Foyer Albert Thomas jusqu’à ce qu’une éventuelle solution alternative adaptée, durable et digne, leur soit dès que possible proposée.

Nous demandons également au Préfet que la DDCS 37 garantisse la pérennité des 36 places d’hébergement d’urgence disponibles sur le département :

  • en lançant dès maintenant un appel d’offre à d’autres associations gestionnaires pour la reprise de l’activité du Foyer,

  • lesquelles veilleront au respect de la décence de l’accueil,

  • se verront attribuer par les pouvoirs publics des moyens de fonctionnement suffisants

  • en veillant à ce que les libertés individuelles des résidents soient respectées

  • laquelle association devrait également s’attacher à la reprise des contrats de travail de l’équipe
    professionnelle en place actuellement, compétente et expérimentée.

Le principe de continuité a été acté pour les appartements extérieurs gérés jusqu’à sa liquidation par l’association Albert Thomas. Nous demandons qu’il en soit de même pour le foyer lui-même.

Par ailleurs, au regard de la situation dramatique de l’hébergement d’urgence dans le Département d’Indre et Loire, nous demandons que les 36 places d’hébergement déployées en urgence au gymnase de la Ville soient maintenues au profit d’autres personnes sollicitant le 115, lequel ne peut actuellement répondre à la demande faute de places d’hébergement d’urgence en nombre suffisant.

Quelques échéances importantes :

-mercredi 18/01 à 16h30 : soutien aux salariés

-vendredi 20/01 après midi « atelier banderoles et slogans »

-samedi 21/01 à 15h : manifestation au départ de Jean Jaurès

Le  » Comité citoyen de soutien aux résidents du Foyer Albert Thomas  »

soutienfoyeralbertthomas@gmail.com (téléphone : 06 75 47 19 10) auquel s’associent les organisations SUD Santé-Sociaux, SOLIDAIRES 37, JC 37, UEC 37, NPA 37, SDAS-FO 37, PCF 37, CGT 37, « Les Verts » 37, FSU37, LGBT 37, Le Ptit Kawa de Tours, Les Amis de Demain Le Grand Soir, ATTAC 37, PCOF 37, Alternative Libertaire 37, Resf37, « Touraine je t’aime », Chrétiens-Migrants, POID37, les » Insoumis Val de Brenne « , les salariés de « La Barque », CATDP.